troubles de la menstruationLorsqu’il existe un problème de maturation des follicules, l’ovulation est généralement absente ou ne se produit que de temps en temps. En général, lorsqu’il n’y a pas d’ovulation, il n’y a pas non plus de menstruations. Cependant, pour être enceinte, il faut avoir une relation sexuelle proche du moment de l'ovulation. Chez les femmes ayant un cycle régulier, ce moment est donc plus facile à déterminer (environ 2 semaines après le début des dernières menstruations) que chez les femmes ayant des menstruations irrégulières. En cas d’absence totale de menstruations alors que la femme n’est pas enceinte, il faut également s’attendre à des problèmes d’ovulation. Pour les femmes ayant un cycle irrégulier ou absent, il convient donc de rechercher d’abord la cause sous-jacente du problème. La fertilité réduite chez la femme est souvent due à un problème d'ovulation ayant souvent pour origine un trouble hormonal. Heureusement, les troubles hormonaux ne sont pas difficiles à déceler et leurs traitements (induction d’ovulation) sont simples et relativement efficaces. Dans de nombreux cas d’infertilité, une femme produit différentes hormones de façon déséquilibrée. C’est le cas pour les troubles mentionnés ci-dessous. Un déséquilibre entre les différentes hormones peut entraîner une fertilité réduite chez la femme. Trouble des taux d’hormonesLes troubles hormonaux peuvent parfois être attribués à certains dysfonctionnements des glandes primaires (hypothalamus, hypophyse et ovaires) qui produisent les hormones sexuelles.
La détermination du taux d’hormones permet de définir la cause des problèmes d'ovulation. La cause sous-jacente est déterminante pour le type de traitement à prescrire dans ce cas. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a établi un classement en trois catégories concernant les problèmes d’ovulation chez les femmes. Ce classement se fonde sur la cause.
Les ovaires polykystiques (PCO)Le trouble des ovaires polykystiques, également appelé syndrome de Stein-Leventhal, est un trouble de l'équilibre hormonal qui vient perturber l'ovulation. Les glandes surrénales et les ovaires produisent des quantités excessives d'hormones masculines, ce qui entraîne une production anormalement élevée d'hormones lutéiniques (Luteinizing Hormone - LH) et une production anormalement basse d’hormones de stimulation folliculaire (Follicle-Stimulating Hormone - FSH). Par conséquent, l’ovaire est infecté de kystes des follicules immatures ne pouvant produire des ovules. Les femmes atteintes de ce trouble peuvent notamment présenter les caractéristiques suivantes :
Le diagnostic peut être établi notamment à partir des découvertes cliniques décrites ci-dessus, de la détermination des taux d’hormones et d’une échographie des ovaires. Lorsqu’une femme présente des ovaires polykystiques en plus de certaines caractéristiques précédemment citées, nous parlons dès lors du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). La ménopause précoceLa cause des troubles du cycle peut également provenir des ovaires. Si les réserves de l'ovaire s'épuisent prématurément, la femme entre alors en phase de ménopause précoce. Normalement, l’âge moyen de la ménopause est de 51 ans. Lorsque la réserve d’ovules s’épuise prématurément, l’ovulation est absente et les menstruations peuvent disparaître de manière précoce. Lorsque ce phénomène se produit chez des femmes de moins de 40 ans, nous parlons de ménopause précoce. La ménopause précoce, également connue sous le nom de dysfonctionnement ovarien prématuré (Premature Ovarian Failure - POF), touche 1 à 4% des femmes. En cas de ménopause précoce d’un membre de la famille, il est important de le signaler au médecin, étant donné que ce phénomène est souvent héréditaire. |