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procédure de la FIVDans les grandes lignes, le traitement FIV comprend les phases suivantes :
PréparationVotre inscription sur la liste d’attente sera immédiatement suivie d’un vaste entretien préalable. Outre les informations écrites reçues sur le traitement FIV, une explication orale vous sera également donnée pendant cet entretien et vous aurez l'occasion de poser d'éventuelles questions. Il est important que tout soit clair avant le début effectif du traitement. Vous recevrez également une explication sur les différents médicaments à prendre et, si nécessaire, on vous apprendra comment les administrer. Il pourra également être discuté des analyses préliminaires à pratiquer. Dans ce cas, il s’agit notamment d’une analyse de sang supplémentaire (recherche de maladies infectieuses ou analyse hormonale) ou éventuellement d’une analyse de sperme complémentaire. Chez les candidats à un traitement ICSI, une analyse génétique complémentaire est généralement pratiquée (analyses chromosomiques) au moyen d’une prise de sang chez l’homme. Vous recevez également des informations sur la pratique quotidienne dans votre clinique ; il est essentiel de savoir qui vous pouvez joindre et quand, en cas de problème ou si vous avez des questions. Le traitement FIV requiert non seulement beaucoup de temps mais nécessite également une bonne flexibilité. Le déroulement et la durée de la stimulation sont difficiles à prévoir ; par conséquent, les contrôles de suivi ainsi que le jour de la ponction ne peuvent être prévus que peu de temps à l'avance. Il est important d'en tenir compte pendant le mois de traitement. Schéma de traitementIl existe plusieurs sortes et marques de médicaments pouvant vous être prescrits. Les médicaments que vous recevez dépendent de votre situation spécifique mais également de la politique de la clinique. Dans tous les cas, votre propre production d'hormones doit d'abord être contenue pendant le cycle FIV. Plusieurs méthodes existent à cet effet. La méthode choisie est importante car la chance de libération spontanée des ovules doit être minimisée. Vous commencez ensuite les injections quotidiennes pour stimuler les ovaires à produire plusieurs ovules. L’objectif est ici de produire environ 10 (5 - 15) ovules. Au préalable, on évalue la quantité de médicaments (dosage) nécessaire à cet effet. Cependant, tenez compte du fait que la réaction des ovaires n'est pas toujours prévisible. Il se peut que le traitement soit arrêté en cas de surproduction d'ovules. En cas de réaction modérée, le dosage peut parfois encore être augmenté en cours de traitement mais, en cas d’ovules insuffisants, un traitement peut également être interrompu. Bien que cette annonce soit également synonyme de déception, ces informations pourront être utiles à un éventuel traitement FIV ultérieur. Un cycle FIV interrompu n’est pas considéré comme complet et ne compte donc pas comme « tentative » dans le remboursement. ContrôlesDans l’ovaire, les ovules se trouvent dans des follicules remplis de liquide. La taille des follicules constitue une mesure de la maturité des ovules. Pendant le traitement, vous aurez fréquemment des contrôles à la polyclinique. L’échographie vaginale permet de suivre la réaction des ovaires à la médication. La taille des follicules et l'épaisseur de l'endomètre seront mesurés à chaque contrôle de manière à pouvoir déterminer le bon moment pour la ponction. Une prise de sang peut également avoir lieu pour mesurer les niveaux hormonaux. PonctionLorsque les ovules sont pratiquement à maturation, l’ovulation est démarrée à l’aide d’une injection de gonadotrophine chorionique humaine (HCG). Il est crucial de pratiquer cette injection au moment précis indiqué. Cette injection assure la maturation finale de l’ovule, de sorte qu'il se retrouve libre dans le follicule. Les ovules sont prélevés du corps 35 heures après l’injection à l’aide d’une ponction. Ce prélèvement ne peut avoir lieu qu’une fois la maturation finale terminée mais sans que l’ovulation ait eu lieu. C’est pourquoi le moment de la ponction est déterminé avec précision. Le prélèvement des follicules est appelé ponction folliculaire. Le prélèvement est pratiqué par voie vaginale à l’aide d’une échographie vaginale, que vous connaissez déjà suite aux contrôles. Généralement, cette procédure requiert une anesthésie générale ou partielle; Dans quelques centres ceci comporte une hospitalisation de jour qui peut varier selon la clinique. La sonde échographique vaginale est emballée de façon stérile et est pourvue d'un petit porte-aiguille. Ensuite, une aiguille creuse spéciale est introduite dans ce porte-aiguille. L'échographie permet de voir les follicules. Même la pointe de l’aiguille est visible à l’écran. Les follicules sont prélevés puis aspirés un par un avec l’aiguille. Les ovules et le liquide environnant sont aspirés dans un tube qui est ensuite envoyé au laboratoire embryonnaire. Une demi-heure est généralement prévue pour l'intervention totale, où la préparation requiert le plus de temps. La ponction proprement dite dure environ cinq à dix minutes en fonction notamment du nombre et de l’emplacement des follicules. Ce n’est qu’après l’analyse du liquide obtenu par l’embryologiste que vous saurez si la ponction a permis d'obtenir des ovules, ainsi que leur quantité. Le nombre d’ovules peut être inférieur à celui prévu, sur la base du nombre de follicules prélevés. Cette situation est possible vu que tous les follicules ne contiennent pas un ovule et que les ovules ne sont parfois pas suffisamment matures. La douleur ou la gêne occasionnée par la ponction varie selon les patientes mais elle est généralement supportable. Vous pouvez ensuite encore ressentir une petite gêne. C’est pourquoi il est judicieux de ne pas fixer d’autres rendez-vous ce jour-là. Comme toute intervention, la ponction peut également entraîner des complications qui sont relativement rares. Des saignements et une infection sont deux complications possibles. Le temps de rétablissement est généralement court. FécondationLe laboratoire embryologique recherche des ovules dans le liquide prélevé à partir de l’ovaire. Les ovules sont répartis selon leur maturité pour vérifier leur aptitude à être fécondés. En cas d’utilisation de sperme frais, le partenaire masculin est prié de fournir du sperme. Ensuite, une analyse de sperme est pratiquée, l’échantillon est nettoyé avec une solution spéciale de substances nutritives pour isoler le sperme le plus mobile. Le processus de fécondation a lieu dans le laboratoire. Le type de processus utilisé dépend de la clinique et du type d’infertilité en question. En cas de FIV standard, le sperme est réuni avec l’ovule dans la boîte de fécondation.
Les spermatozoïdes et les ovules sont placés dans un bain de culture composé de solutions nutritives spéciales permettant aux spermatozoïdes et aux ovules de féconder ou d’être fécondés. En cas de FIV conventionnelle, chaque boîte de fécondation est remplie d’un ovule avec au moins 50 000 spermatozoïdes. Dans le laboratoire, l’ovule puis l’embryon fécondé a l’occasion de se développer pendant 2 à 5 jours et de se diviser en plusieurs cellules. C’est ce que l’on appelle une culture embryonnaire. Replacement (transfert embryonnaire)Après la ponction, la femme se voit généralement prescrire des médicaments pour préparer l'utérus au replacement des embryons. Le replacement a généralement lieu deux à trois jours après la fécondation. Il existe des critères particuliers permettant d'apprécier la qualité d'un embryon dans le laboratoire. Ils sont généralement répartis en plusieurs catégories de qualité. Une qualité bonne ou parfaite peut être traduite comme un embryon dont l'embryologiste estime qu'il aura une bonne chance de nidifier. Cependant, les embryons peuvent uniquement être appréciés à partir de caractéristiques extérieures, ce qui ne révèle pas toujours tout. Dans de rares cas, une analyse du matériel génétique de l’embryon peut être pratiquée avant le replacement. Si l’embryon est qualifié de « mauvais », il est vrai que les chances théoriques de nidification sont réduites mais sans toutefois l'exclure. Si un tel embryon nidifie néanmoins, il pourra ensuite se développer en une grossesse normale et en un bébé sain. Le ou les meilleur(s) embryon(s), est (sont) placé(s) dans la cavité utérine de la femme. Les embryons sont replacés dans l'utérus en introduisant un petit tube (cathéter) dans le col de l'utérus. La profondeur de l'utérus est mesurée au préalable pour déterminer le site approprié pour le replacement. Cependant, le replacement de plusieurs embryons entraîne également un risque accru de grossesses multiples. Au moyen d’une politique de replacement plus stricte (voir ci-dessous), l’on tente de limiter tant que possible les jumeaux et plus, étant donné le risque accru de complications. Le nombre maximal avec maintien de la sécurité dépend de l’âge de la femme, de la qualité des embryons et du nombre d’échecs FIV précédents.
Pendant ce temps supplémentaire, les embryologistes peuvent mieux déterminer et sélectionner les embryons de meilleure qualité. Le transfert de moins d’embryons permet d’améliorer les chances de succès et de réduire le risque de grossesse multiple. Comme la sélection naturelle peut avoir lieu, tous les embryons qui commencent le processus de fécondation ne se développent pas en un blastocyste. En moyenne, de 40 à 50% des embryons fécondés se développent en blastocystes. Embryons congelés (« cryoconservation »)S’il y a plus d’ovules fécondés que le nombre replacé, les embryons restants peuvent éventuellement être congelés dans le laboratoire. La congélation n’est possible qu’avec des embryons de bonne qualité. Les embryons doivent pouvoir être congelés puis être replacés après décongélation au cours d’un cycle ultérieur. C’est pourquoi une sélection stricte est effectuée, après quoi en moyenne 50% des embryons restants sont de qualité suffisante pour être congelés ou pour le transfert. A cet effet, vous signez le dénommé « contrat de congélation » avec le laboratoire qui contient toutes les conditions pour la conservation. Au début du traitement FIV, une analyse de sang est pratiquée sur votre couple concernant certaines maladies infectieuses. En cas d'infection chez votre partenaire ou vous-même, aucun embryon ne sera congelé pour prévenir toute infection. Les embryons congelés peuvent être replacés après décongélation au cours d’un cycle menstruel normal ou du dénommé « cryo-cycle », où la femme reçoit des tablettes d’hormones pour préparer l’utérus à une éventuelle nidification. Cependant, vous devez prendre en compte que, lorsque les embryons sont décongelés et que la qualité est insuffisante, ils ne sont plus appropriés à un replacement. Il est vrai que les chances de succès du replacement d’embryons congelés sont inférieures au replacement d'embryons « frais » mais il s'agit néanmoins d'une chance supplémentaire avec une pression réduite pour la femme. Le cryotraitement n'est pas pris en charge par l'assurance en tant que procédure FIV distincte. La position de votre couple à l'égard de la congélation et la conservation d'embryons est une affaire personnelle. Les aspects éthiques sont parfois une source de discussion et il est important d'arriver à un accord réciproque quant à son utilisation éventuelle avant de commencer un traitement FIV/ICSI. |